mercredi 22 septembre 2010

Une dure journée de vendange

Une vendange un samedi, pas plus d’une demi-journée, un temps plutôt calme : la tentation était forte. C'est pourquoi je suis allé faire un petit brin de vendange à Ambonnay samedi dernier.
Il faut dire que Maïève et Jean-Pierre avaient commencé leur parcelle mercredi. Jean-Marie et Denise avaient commencé le lendemain. Il ne restait donc que 3 heures de travail samedi avec une équipe de 20 vendangeurs.
A la fin de la vendange, les « patrons » offrent toujours une petite fête aux vendangeurs. Cela s’appelle le « cochelet ». Cela se fait après une grosse vendange de huit à dix jours.
Grosse vendange = petite fête. Et pour nous : petite vendange = grosse fête...
J’ai pris quelques photos, pendant ce temps-là, au moins, je n’ai pas eu mal aux reins !.

Passons en revue ce samedi de vendange en quelques photos :

DES VENDANGEURS DANS UN ÉCRIN DE VERDURE

Ces vernis de vendangeurs ne se rendent même pas compte qu’ils travaillent dans le plus beau cadre qui soit : d’un côté une vue panoramique sur la plaine champenoise, de l’autre la toile de fond de la Montagne de Reims, le tout noyé dans la verdure.

Photo : à l'arrière plan, la forêt de la Montagne de Reims

ATMOSPHERE

Autour de nous, un vignoble qui fourmille : des vendangeurs partout, des tracteurs, des fourgonnettes blanches, des autobus, des autos partout, garés dans tous les sens.

Photo : la vigne des Bermonts


LE RAISIN


Je vous présente maintenant le héros du jour : Sa Majesté le raisin de l’année 2010 : raisin très sucré, ...mais pourri (regardez, sur cette photo, en bas et à gauche de la grappe).
Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Cette année, une alternance de soleil et de pluies depuis le quinze août a débouché sur de fortes attaques de pourriture. Il fallait couper au sécateur les parties pourries : pas toujours agréable !

Question : comment feront-ils du champagne avec ça ?







Heureusement, il y avait aussi quelques belles grappes.










LA CUEILLETTE


Oui, au fait, c’est pour ça qu’on est venu. Lever à 6 H, arrivée à la vigne à 8 H. Il fait froid. Il faut être habillé de vêtements de pluie jusqu’à 10 H à cause de la rosée. Un vendangeur de chaque côté du rang. Attention à ne pas se couper les doigts ! Un « homme fort » redescend les paniers pleins et rempli les bacs en bas de la vigne. Quand la camionnette est chargée, un chauffeur conduit les bacs au pressoir et en ramène un précieux « bon de livraison ». La (ou les) patronne prépare le casse-croûte de 10 heures.

LE CASSE-CROUTE

C’est un moment fort de la matinée. Le premier moment où l’on peut se reposer. Question ambiance : pas de problème.
Normalement, on a toujours droit à un petit extra : du pâté, des petits pains, du rosé, mais là, le patron avait apporté un gros "extra".


LE RETOUR


Quand ce fut terminé, nous sommes revenus dans la vallée de la Soude où il fallait fêter cette belle matinée de vendange.

C'est une tradition : à la fin de la vendange, on fête le "cochelet". C'est une petite fête pour les vendangeurs lorsque la dernière grappe a été cueillie.

Mas d'abord, il faut un expert pour servir l'apéritif.

LE COCHELET

Donc, après cette « grosse matinée » de vendange, sans honte, on a fêté le « Cochelet ». Maïève et Denise pleines d’entrain, Jean-Pierre heureux de mettre de l’animation malgré une récolte mitigée.







Et voilà le travail !

Photo : en arrière plan : le village de Bouzy



Davantage de photos dans le lien internet ci-dessous


Lien internet : Vendange 2010 Ambonnay

2 commentaires:

Ilse a dit…

Whaou! Quel travail! Heureusement qu'il y a le cochelet pour reposer les muscles et détendre le cerveaux.
Merci pour cette belle histoire :)

Byrntie a dit…

on dirati que c'était super.
je veux venir l'année prochaine!!!