mercredi 24 décembre 2008

Où la Croix-Rouge ne mènera-t-elle pas Cécile ?

“Daens” : une comédie musicale flamande

L'autre samedi (oui, ça date déjà un peu, c'était le 12 décembre) nous sommes allés voir la comédie musicale Daens à Anvers. C’était pour Cécile une récompense pour son bénévolat à la clinique d’Ypres : Cécile y va régulièrement pour assurer l’intendance de la bibliothèque des enfants organisée par la Croix-Rouge. Pour récompenser les bénévoles de la Croix-Rouge de toute la Flandre, le Ministère de la culture a offert à chacun(ne) deux cartes d’entrées à la comédie musicale qui fait en ce moment un tabac en Flandre. Une occasion que nous n’avons par ratée. Et c’était réussi. Moi qui ne suis pas un « fan » de Music-hall, j’ai été impressionné par le spectacle, les chœurs, l’orchestre, les acteurs. C’est un spectacle soigné et impressionnant, avec des acteurs flamands connus. Superbe mise en scène de la maison de production Studio-100. Comme toujours après un beau spectacle comme celui-là, on en ressort comme transformé. Et on a oublié tout le reste et les soucis.

Pour moi qui suis français, Daens, ça a toujours été un peu du chinois. Je ne connaissais pas bien l’histoire. Mais depuis qu’un film avait été réalisé sur ce sujet dans les années 90, cela m’intriguait.

Adolf Daens (1839-1907) était vicaire dans la petite ville industrielle d’Alost, près de Gand. Il voyait de près les conditions de travail des ouvriers dans les usines. A un moment, une révolte a été enclenchée à la suite de la mort d’enfants qui devaient ramasser les déchets de textiles sous les machines dans une grande insécurité. Le prêtre Adolf Daens a été plusieurs fois mis à l’index par l’Eglise qui craignait qu’il fasse le jeu des socialistes. Mais avec Leon XIII, il a pu s’appuyer sur l’encyclique Rerum novarum qui était orientée vers la classe ouvrière. C’est grâce à des personnages comme lui que les ouvriers flamands n’ont pas, comme en Wallonie ou en France viré massivement vers les syndicats socialistes.

Pour les flamands, le prêtre Daens est une grande figure de l’émancipation ouvrière.

Mais au Fait, en France aussi, il y des prêtres se sont élevé contre le conservatisme de l’Eglise. Au 19e siècle, on peu citer les prêtres Lamennais et Henri Lacordaire et plus tard, un laïc Marc Sangnier, co-fondateur des auberges de jeunesse.

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